21 mai 2008

papa.jpgJean Louis Guimberteau 57ans est monté mercredi 14 mai à 1h du matin sur le toit de la Maison de famille ou il a passé son enfance, il réclame l’annulation des 2 ventes en viager et dénonce la mal versation des rentes fixes.

Et 53 ans de condamnation suite au divorce de ses parents, il revendique les faiblesses de la justice française sur ce sujet. 

1er jour Grève de la faim

14/05/2008 cette nuit à 1h du matin  Jean Louis s’est installé sur le toit de la maison de Lussac 33 et entame une grève de la faim et sa première nuit.

2ème jour de Grève de la faim

15/05/2008 Toujours sur le toit Jean Louis entame son 2ème jour de grève de la faim, il a passé sa deuxième nuit sur le toit. il reste toujours autant déterminé !

Passage d’un huissier pour faire constater l’occupation du toit, par la partie adverse.

3ème jour de Grève de la faim

16/05/2008 Jean louis a passé sa troisième nuit sur le toit et il poursuit sa grève de la faim malgré les averses

4ème jour de Grève de la faim

17/05/2008 Jean Louis a entamé sa quatrième nuit sur le toit et poursuit avec la même ferveur sa grève de la faim.

5ème jour de Grève de la faim

18/05/2008 Jean Louis en est à son cinquième jour de grève de la faim et nuit sur le toit de la maison avec les mêmes revendications

Article « GREVE DE LA FAIM SUR UN TOIT » paru ce jour dans SUD OUEST DIMANCHE

Pour le lire   http://www.sudouest.com/180508/une.asp?Article=180508aP2435888.xml

6ème jour de Grève de la faim

19/05/2008 Toujours sur le toit de la maison de Lussac Jean Louis entame son sixième jour de grève de la faim.

un deuxième article de « SUD OUEST » paru ce lundi

Pour le lire  http://www.sudouest.com/190508/reg_gironde.asp?Article=190508aP2439176.xml

Passage d’un huissier envoyé par la partie adverse « qui possède la maison suite au viager »  reclamant 1500€ de dommages et intérêts et 1000€ par jour pour l’installation de son camp sur le toit de sa maison d’enfance inoccupée. Au tribunal de Grande Instance de Libourne 33 jeudi 22/05/2008 à 9h30

Article & Vidéo de france 3 Aquitaine du JT 19/20  : http://aquitaine.france3.fr/info/43109418-fr.php

7ème jour de Grève de la Faim

20/05/2008 Jean Louis poursuit sa grève de la faim après sa 7ème nuit sur le toit toujours avec le même courage et autant déterminé!

8ème jour de Grève de la faim

21/05/2008 Toujours sur son toit Jean Louis a passé sa 8ème nuit et continu sa « Grève de la faim »

DEMAIN Jean Louis se rendra au Tribunal de Grande Instance de Libourne le 22/05/2008 à 9h30

21 mai 2008

En grève sur le toit de sa maison natale

- Jean-Louis Guimberteau sur son toit - France3 Aquitaine -

Jean-Louis Guimberteau sur son toit

© France3 Aquitaine

A Lussac (33), un homme observe une grève de la faim pour récupérer sa maison.

Depuis le 14 mai dernier, cet homme a décidé de grimper sur le toit d’une maison où il a passé une partie de son enfance. Il revendique cette maison qui aurait dû lui appartenir s’il n’y avait pas eu un imbroglio judiciaire au moment d’un héritage. 

Jean-Louis Guimberteau, agent EDF de 57 ans aujourd’hui retraité, s’estime victime du divorce de ses parents quand il avait 4 ans. Son père, décédé en 1997 avait vendu en viager cette maison à l’une des filles de sa nouvelle compagne, semble-t-il pour une bouchée de pain. C’est cette procédure que conteste M. Guimberteau.

En 2002, il engage une procédure judiciaire pour faire annuler la vente en viager. La Cour d’appel de Bordeaux lui donne raison en 2005. Mais la Cour de cassation à Paris annule le jugement de Bordeaux et demande une nouvelle expertise de la valeur du bâtiment et du terrain. C’en est trop pour Jean-Louis Guimberteau. Refusant de verser 2000 euros pour l’expertise d’une propriété qu’il estime être sienne, il décide, malgré la désapprobation de son avocate, de grimper sur le toit pour se faire entendre et d’entamer une grève de la faim qu’il compte poursuivre jusqu’à ce qu’il se fasse comprendre ou que les forces physiques lui manquent.

video france 3 aquitaine  »

La colère de l’héritier dépossédé

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21 mai 2008

photo de sud ouestLUSSAC. --Depuis mercredi, Jean-Louis Guimberteau, 57 ans, a entamé une grève de la fin sur la toiture de la maison de son enfance, dont il réclame l’héritage

Cinq jours sur un toit

:Alain Montanguon
Article de SUD OUEST 19/05/2008

Il pleut sur le toit. Il pleut sur Jean-Louis Guimberteau depuis le mercredi 14 mai, à une heure du matin. Depuis ce jour où il est monté sur ce pignon, auquel il s’accroche comme à une bouée de sauvetage. Les banderoles qui font des tâches blanches dans le ciel d’ardoise, au-dessus de Lussac, expriment sa détresse, sa colère, et le sentiment d’injustice qui l’habite. Parfois, sur la route de Saint-Médard-de-Guizières, des voitures ralentissent, intriguées. Cette maison sur laquelle il se tient, il la revendique depuis six ans.
Après la rupture de ses parents -- lorsqu’il a quatre ans -- Jean-Louis Guimberteau vit dans des familles d’accueil dans le Libournais. Puis sa mère l’emmène dans la région parisienne, où elle se remarie. Jean-Louis ne reverra son père, Adrien, que des années plus tard, lequel élève la fille de sa concubine jusqu’à sa mort, en 1997.
En 2002, l’agent EDF à la retraite, aujourd’hui âgé de 57 ans, engage une procédure judiciaire. Il réclame la nullité des deux ventes en viager et dénonce les rentes fixes versées par la fille de la concubine de son père. Laquelle avait acquis la maison, en 1990, puis la propriété de neuf hectares dont la moitié plantée en vigne, trois ans plus tard. Jean-Louis Guimberteau estime le prix d’achat inférieur aux revenus qu’auraient rapporté, selon les estimations, l’ensemble des biens.
Après deux expertises foncières et un premier verdict négatif du tribunal de grande instance de Libourne, la cour d’appel de Bordeaux émet un jugement en sa faveur en 2005. Du moins pour ce qui concerne la bâtisse de la Govinière, où il vécut entre 1951 et 1955.

La goutte d’eau. Il croit l’affaire terminée. Mais la Cour de cassation à Paris annule le précédent jugement. Le dossier revient en appel. Le 8 avril, la cour demande une nouvelle expertise de la bâtisse, malgré celle déjà portée au dossier. C’est la goutte d’eau. Au lieu de se plier à cette injonction et de verser les 2 000 euros nécessaires, Jean-Louis Guimberteau, estimant toujours qu’il y a « captage d’héritage », n’a trouvé que cette solution pour se faire entendre : grimper sur le toit de « sa » maison et entamer une grève de la faim, malgré la désapprobation de son avocate parisienne, Me Tardieu-Naudet.
Cela fait cinq jours et quatre nuits que ce père de famille vit volontairement dans des conditions précaires. Il s’alimente au bidon de 36 litres qu’il a monté sur la toiture ; s’abrite des orages avec un isolant qu’il avait déjà utilisé en février 2007, durant le même laps de temps. Des cousins viennent le voir, lui parlent ; sa fille et son épouse l’appellent de Sartrouville. Il a même des messages d’encouragement des rugbymen du club de Houilles-Carrière-sur-Seine, le ROCHC, où joue son fils. Il lit les journaux que son cousin, Michel, lui apporte, écoute la radio et prend des vitamines. Il restera là jusqu’à ce que son état physique le lui permette. « Car je ne suis ni fou ni suicidaire », précise-t-il.
Hier soir, la pluie tombait de nouveau sur Jean-Louis Guimberteau.

Le Blog de www.lodd.fr

21 mai 2008

le site www.lodd.fr

Jugé coupable de la séparation de ses

parents en 1955

Condamné à l’âge de 4 ans

 jusqu’à ce jour…

LUSSAC. --Depuis bientôt une semaine, Jean-Louis Guimberteau, 57 ans, a cessé de s’alimenter sur le pignon de sa maison d’enfance, un héritage dont il s’estime spolié

Grève de la faim sur un toit

ARTICLE DE SUD OUEST 18/05/2008

Jean-Louis Guimberteau est remonté sur « son » toit, comme en février 2007. Depuis bientôt une semaine, cet agent EDF en retraite, âgé de 57 ans, passe à nouveau ses jours et ses nuits sans manger, sur les tuiles mouillées par la pluie que son père avait fait poser. La maison, aujourd’hui inoccupée, est située au lieu-dit Govignère. Jean-Louis y a vécu de 1951 à 1955, avant que ses parents divorcent et qu’il ne revoie plus son géniteur pendant deux décennies. Cet héritage familial, il le réclame en vain depuis six ans à la fille de la concubine de son père, décédé en 1997. Celle-ci avait en effet acquis en viager, entre 1990 et 1993, la bâtisse et la propriété viticole de 9 hectares, dont une partie plantée en vigne.
Jean-Louis Guimberteau a monté son camp d’infortune sur le pignon de la demeure en pierre de taille, où il s’est installé mardi matin, à 1 heure. Il y a tendu un fil sur lequel des banderoles blanches de tissu expriment en gros caractères sa colère et son entêtement. « Je ne fais que réclamer mon dû », lance-t-il du haut de son toit.
L’affaire remonte à septembre 2002, date à laquelle M. Guimberteau a demandé au tribunal d’instance de Libourne la nullité des deux rentes viagères pour défaut de prix réel, les estimant inférieures aux revenus que la propriété aurait, d’après lui, rapportés à son père Adrien.
Le tribunal de grande instance a alors ordonné deux expertises foncières et financières de l’immeuble et du domaine viticole. Débouté de ses demandes d’annulation en juillet 2005, l’agent EDF ira en appel à Bordeaux, où la cour a infirmé le jugement, mais uniquement sur la vente viagère de la maison, effectuée en 1990.

Matricule 11563. Le TGI de Libourne a alors lancé une procédure d’expulsion, donnant raison à Jean-Louis Guimberteau. Nouveau rebondissement en juillet 2007, avec le pourvoi en cassation de la partie adverse : le jugement est cassé et l’affaire revient en appel à Bordeaux, où le tribunal réclame une nouvelle expertise, soit 2 000 euros de frais supplémentaires à tirer de sa poche. C’est cette décision, incompréhensible à ses yeux et dont il a pris connaissance le 8 avril dernier, qui explique sans doute sa nouvelle grève de la faim : une réaction désespérée au sentiment d’injustice.
Cet homme, dont l’enfance fut marquée par la séparation de ses parents, a vécu dans des familles d’accueil du voisinage jusqu’à l’âge de 7 ans. Sa mère, remariée, l’emmena ensuite avec elle en région parisienne. Depuis, Jean-Louis Guimberteau a refait sa vie à Sartrouville, avec sa femme et ses deux enfants.
Dans le tract qu’il a distribué aux habitants et aux élus du village, il parle de lui-même comme d’un autre, ironique sur sa propre situation. Il se sent « jugé coupable de la séparation, puis du divorce de ses parents ». Au bas du texte, une photo le représente enfant, la tête rasée -- il s’est d’ailleurs coupé les cheveux pour ressembler à ce portrait -, un matricule sur le thorax : 11563, celui que donnait la Direction départementale des affaires sociales et sanitaires (Ddass) aux « enfants secourus ».